
Et pendant ce temps là, la foire d’empoigne continue au PS. Ce matin, dans une interview donnée au Monde, Fabius se défend de participer à la guerre des petites phrases et au jeu des rivalités internes. Changement de stratégie: au lieu de casser du sucre sur le dos des autres, notamment Ségo Royal, autant se faire mousser soi-même. Il comprend “l’atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes” mais on sent qu’il estime ne rien avoir à faire là-dedans. Non, lui veut être un “sage actif”, parce qu’après tout, il tient la forme, il a de l’expérience, et il a un vrai contact avec la population, il est “à l’écoute” comme il dit, et en plus, il est prêt à jouer perso contrairement à tous ces autres renards ou gazelle des surfaces.
En tout cas, on le sent un peu frustré quand même, et un peu revanchard, regrettant de ne pas avoir eu assez la parole pendant la campagne présidentielle, alors que les résultats des législatives ont montré que sa voix pouvait mettre en marche la machine à gagner (même s’ils ont perdu, point besoin de le rappeler). Lui aurait pu contribuer à la “démystification” du discours de NS, à lever les lièvres de son programme… Mais hélas, “vox clamans in deserto” pourrait-il dire et, ce faisant, préparant sa propre voie. Parce que, après tout, n’est-il pas celui qui a “débusqué l’affaire de la TVA antisociale en quelques minutes, un dimanche soir à la télévision”? S’il avait pu faire les même travail de sape pendant la première campagne, qui sait ce qui aurait pu se produire? Sans oublier un petit couplet sur “la sincérité en politique” et “l’éthique” nécessaire à la personnalité politique selon lui, ce dont serait dépourvue … une certaine Ségolène Royal si on sait lire entre les lignes .
Au final, entre ses “jeunes lions” et ses “sages actifs” à la Maître Yoda, le PS n’est pas sorti de la mouise.

Publié par nuitenpleinjour 


Publié par nuitenpleinjour 
Publié par nuitenpleinjour 



