La piscine Drigny est encore fermée, jusqu’au 30 juin. Du coup je suis obligé de prendre le métro pour aller à Pailleron (d’autant que Château Landon est fermée également), ou de me rendre dans l’antre du diable, au troisième sous-sol de la redoutable piscine Valeyre.
Et là, cauchemar.
Une piscine qui ne respecte pas ses horaires officiels d’ouverture et de fermeture, en raison de la flemme maximale des employés.
Une piscine bondée pour laquelle il faut faire 20 mn de queue.
Une piscine remplie d’individus sachant (tant bien que mal) nager, mais absolument pas se placer dans les lignes d’eau. C’est l’occasion pour moi de faire le point sur un grave problème de circulation, source infinie d’énervements, de coups de pied et de coudes, d’altercations et de frustrations en tout genre.
La circulation dans une piscine peut être comparée sans problème à celle de la route. Les règles en sont (ou en devraient être) très proches: on nage à droite, on ne s’arrête pas en plein milieu, quand on va lentement (véhicule ou nageur pondéreux) on serre à droite, on reste maître de son déplacement, on ne double pas sans visibilité, etc.
MAIS.
Car il y a un mais.
Une bonne partie des usagers de la piscine n’ont pas compris ce parallèle élémentaire et persistent à utiliser l’extrémité des lignes d’eau comme le dernier café où l’on cause, en plein milieu. Léger problème, puisque pour le nageur qui arrive et s’attend à trouver la voir libre pour son virage:
L’arrivée sur le mur se transforme alors, du fait de ces véhicules mal stationnés, en vision de cauchemar:

Ce qui n’est pas sans poser problème en particulier lorsqu’on effectue un virage-bascule (qu’il m’a fallu des années pour maîtriser, et que je rechigne donc à abandonner) :
Evidemment, avec trois ou quatre nageurs/euses stationnés en bout de ligne au milieu dans l’inconscience et l’indifférence la plus absolue envers ceux qui, contrairement à eux, continuent à nager, cela peut se terminer par des estomacs enfoncés, des dents éclatées, des litiges civils et pénaux, que sais-je. Mais leur viendrait-il à l’idée de stationner ainsi en plein milieu d’une autoroute?
Pour un article du même tonneau mais plus calme et mieux illustré voir ici.
La semaine prochaine je vous apprendrai à nager le papillon et vous parlerai d’Aurélien à la piscine.
Publié par nuitenpleinjour