Let there be light!

2 juin 2007


Les parisiens qui prennent un tant soit peu le métro en ce moment n’ont pu échapper aux affiches annoncant le prochain spectacle du talentueux Robert Hossein, cette fois-ci consacré à la vie de Jean-Paul II, en collaboration avec le désopilant Alain Decaux.
La campagne de “teasing” comme on dit entre gens informés avait commencé il y a quelque temps par d’étranges pancartes invitant les passants à ne pas avoir peur, ce qui s’avérait assez flippant en fait.
Maintenant, les murs du métro se parent de ces affiches du meilleur goût, en particulier la première ici présentée où l’on voit le défunt pape entouré des grands de l’histoire récente de la chrétienté (pour certains d’entre eux).
Alors, qui a dit que prendre le métro ne pouvait être une activité enrichissante et spirituelle?

Voici donc un spectacle, que l’on imagine tout en nuances, qui cherche à saisir le personnage “dans sa totale vérité ! Un homme nommé Jean-Paul II ! Pour croyants et pour non-croyants” (il ne faudrait pas se limiter à un seul coeur de cible). Laissons la parole à l’artiste: “Tout d’abord, je monte sur scène. Je préviens le public que je vais raconter la vie de Jean-Paul II dans la version que j’ai. Je commence le premier chapitre quand je suis interrompu par l’attentat. J’annonce alors qu’il a été blessé, qu’il est à l’hôpital et hop ! On voit ce que je dis se réaliser. Alors je me tais et on le voit vivre, parler… L’exode, la guerre, les Allemands à Varsovie, ses rencontres… Il y a 33 tableaux !” (www.lemans.maville.com).
Tout un programme. Il s’agit bien sûr de la tentative d’assassinat de 1981: le pape est alors immobilisé dans son lit d’hôpital et revoit sa vie en un long flashback. Il est intéressant de noter la verve démiurgique de l’ex d’Angélique, ce qu’il dit se réalisant en deux tours de manivelle, comme Dieu inventant la lumière, et hop! Décidément, Robert Hossein est le dieu du Broadway français. Ou alors son Monsieur Loyal…


Un problème de circulation

2 juin 2007

La piscine Drigny est encore fermée, jusqu’au 30 juin. Du coup je suis obligé de prendre le métro pour aller à Pailleron (d’autant que Château Landon est fermée également), ou de me rendre dans l’antre du diable, au troisième sous-sol de la redoutable piscine Valeyre.

Et là, cauchemar.

Une piscine qui ne respecte pas ses horaires officiels d’ouverture et de fermeture, en raison de la flemme maximale des employés.

Une piscine bondée pour laquelle il faut faire 20 mn de queue.

Une piscine remplie d’individus sachant (tant bien que mal) nager, mais absolument pas se placer dans les lignes d’eau. C’est l’occasion pour moi de faire le point sur un grave problème de circulation, source infinie d’énervements, de coups de pied et de coudes, d’altercations et de frustrations en tout genre.

La circulation dans une piscine peut être comparée sans problème à celle de la route. Les règles en sont (ou en devraient être) très proches: on nage à droite, on ne s’arrête pas en plein milieu, quand on va lentement (véhicule ou nageur pondéreux) on serre à droite, on reste maître de son déplacement, on ne double pas sans visibilité, etc.

MAIS.

Car il y a un mais.

Une bonne partie des usagers de la piscine n’ont pas compris ce parallèle élémentaire et persistent à utiliser l’extrémité des lignes d’eau comme le dernier café où l’on cause, en plein milieu. Léger problème, puisque pour le nageur qui arrive et s’attend à trouver la voir libre pour son virage:
L’arrivée sur le mur se transforme alors, du fait de ces véhicules mal stationnés, en vision de cauchemar:


Ce qui n’est pas sans poser problème en particulier lorsqu’on effectue un virage-bascule (qu’il m’a fallu des années pour maîtriser, et que je rechigne donc à abandonner) :

Evidemment, avec trois ou quatre nageurs/euses stationnés en bout de ligne au milieu dans l’inconscience et l’indifférence la plus absolue envers ceux qui, contrairement à eux, continuent à nager, cela peut se terminer par des estomacs enfoncés, des dents éclatées, des litiges civils et pénaux, que sais-je. Mais leur viendrait-il à l’idée de stationner ainsi en plein milieu d’une autoroute?
Pour un article du même tonneau mais plus calme et mieux illustré voir ici.

La semaine prochaine je vous apprendrai à nager le papillon et vous parlerai d’Aurélien à la piscine.


Les limites de la discrimination positive?

2 juin 2007


Certaines histoires laissent pantois. Ainsi cette brève Reuters lue dans Libé hier. Deux édiles locaux chinois “ont été condamnés pour avoir laissé un entrepreneur aveugle superviser la construction d’un pont. Le pont s’est effondré en plein chantier, blessant 12 personnes”. Il est dit ailleurs que l’entrepreneur en question avait modifié les plans de l’ouvrage sans l’avis d’un autre collègue.
Espérons que Kouchner soit plus avisé dans l’élaboration de son pont aérien pour le Darfour. Visiblement, cela semble assez mal parti.