Vladimir Nabokov, Partis pris

2 juin 2007

Un des aspects les plus réjouissants des remarquables et mordants entretiens de Nabokov tient à ses jugements lapidaires sur l’existence, sur un certain nombre de références établies (“je n’ai pas grande sympathie pour Platon, je ne pourrais pas vivre bien longtemps sous son régime germanique, militariste et musical”, 83; “le Nouveau Roman français n’existe pas vraiment, ce n’est qu’un petit tas de poussière et de plumes dans une case de pigeonnier crottée”, 195) et surtout sur la psychanalyse:

“Je n’ai pas l’intention de rêver les ternes rêves petit-bourgeois d’un charlatan autrichien avec un parapluie râpé”

“Laissons les crédules et les vulgaires continuer à croire que toutes les infortunes mentales peuvent être guéries par une application quotidienne de vieux mythes grecs sur les parties intimes de leur individu.”


Spécial dédicace

2 juin 2007

La phrase du jour:

“Pour trahir, il faut d’abord appartenir. Je n’ai jamais appartenu. J’ai suivi toute ma vie d’adulte une ligne unique.”

Eric Besson? Bernard Kouchner? Hervé Morin?

Kim Philby, le traître du siècle, agent anglais du KGB, en 1967 (cité par Alain Dewerpe, Espion, p. 35)